J'écris, j'efface, je réécris, je ré efface...
Je ne trouve pas les mots, je ne trouve plus les mots. Je me perds dans ces lettres, je me noie dans ces mots, je me tue dans ces phrases.
Je voudrais crier mon mal être à la terre entière, mais rien ne vient, rien ne sort, rien ne s'imprime.
C'est là, dans un coin de mon c½ur. Étouffé par mon envie de rire, enivré par mon entrain et ma folie. Mais c'est là...
Je ne peux le dire, alors cette douleur sort pas ses propres moyens, elle m'enlève mon sourire, elle m'empêche d'aimer la vie, elle me trahit.
Pourtant je ne veux pas qu'elle me batte, je lutte, je combat.
Invasions de sentiments, explosions de larmes, bombardement de nostalgie.
Si au moins j'en connaissais la cause, je pourrai aller de l'avant et l'attendre de point ferme. Mais il n'en est rien.
Je ne sais pas quicommentpourquoiouquand.
J'écris, j'efface, je réécris, je ré efface, je me trouve pathétique et je le suis.
C'est le brouillard, j'ai le cafard, c'est le spleen de Baudelaire, c'est mon spleen quotidien!